ATELIERS d’ARPENTAGE mensuels à la CAVE POESIE de Toulouse, Arpenter un livre, c’est le lire ensemble, partager ses idées, ses réflexions, lors…

ATELIERS d’ARPENTAGE mensuels à la CAVE POESIE de Toulouse
Arpenter un livre, c’est le lire ensemble, partager ses idées, ses réflexions, lors d’un moment de lecture collective autour d’un ouvrage.
Les ateliers d’arpentage sont organisés par le collectif d’éducation populaire « La Volte », à la CAVE POESIE de Toulouse.
Le prochain aura lieu le samedi 27 janvier.
Détails sur les thématiques et les « pratiques d’arpentage », sur le lien..
La thématique de l’atelier d’arpentage du samedi 27 janvier : « Sagesses d’ailleurs et regard non occidental sur les questions de société « 

LA GUERRE ET LES OISEAUX, « Le traquet kurde » et « Les oiseaux morts de l’Amérique », avec Jean Rolin et Christian Garcin, sur France Culture : deux…

LA GUERRE ET LES OISEAUX
« Le traquet kurde » et « Les oiseaux morts de l’Amérique », avec Jean Rolin et Christian Garcin, sur France Culture : deux livres très tentants… A ré-écouter pour le plaisir (« Le temps des écrivains », il y a quelques minutes)

« Je crois à la mémoire des pierres

« Je crois à la mémoire des pierres. Elles absorbent l’écho des conversations, des pensées. Elles incorporent l’odeur des hommes. Les pierres sauvage des grottes et les pierres sages des églises rayonnent d’une force mantique. On est toujours saisi quand on pénètre sous une voûte de pierre qui a abrité des hommes. »
Sylvain Tesson, « Une très légère oscillation », journal 2014-2017
(Equateurs 2017)

Dans la revue « Cités » (n° 72), des points de vue contrastés, qui donnent à penser sur un sujet aujourd’hui majeur, celui du postcolonialisme

Dans la revue « Cités » (n° 72), des points de vue contrastés, qui donnent à penser sur un sujet aujourd’hui majeur, celui du postcolonialisme.
« Provincialiser l’Europe » (Dipesh Chakrabarty), déconstruire le récit occidental de la Modernité, celui (hégélien) de l’avènement de la Raison dans l’HIstoire. Et la difficulté, si l’on veut éviter le relativisme intégral, de savoir si au bout du compte on peut sauver quelque chose qui soit de l’ordre d’un « universel » (la rationalité – des formes diverses de rationalité, des droits égaux pour tous les humains à exister et penser, s’exprimer librement, à devenir « majeurs », émancipés….).
Le postcolonialisme est un enfant de la déconstruction. Celle-ci est nécessaire si tout est construit (nos représentations comme nos pratiques) – et spécialement là où est « coloniale » (et continue de l’être) la domination culturelle.
Mais n’y a-t-il pas aussi de « l’indéconstructible » ? Derrida, le père de la déconstruction, affirmait à propos de Marx (et contre ceux qui voulaient qu’on l’oublie) que « demeure indéconstructible » « une certaine expérience de la promesse émancipatoire ». Il y a, disait-il, dans le « messianisme » de Marx, dans son « messianisme sans religion, sans messianisme, une idée de justice ».
Risquons cette hypothèse : semblablement « indéconstructible » est l’idée de Nature. Théoriquement, comme phusis et comme cosmos (ou chaosmos), elle résiste au savoir absolu; demeure, en dernière instance, indéductible. Pratiquement, en tant que cette Terre qui est notre séjour commun, et bien que nous l’ayons très largement détruite, nous sommes invités, par l’idéal d’Arcadie qu’elle a nourri, à tout faire pour cesser de la dévaster, afin que demeure encore possible, dans l’avenir, un séjour également humain pour tous ces fils de la Terre égaux en droits que nous sommes. Tel est l’universel « messianique » impliqué par l’invitation à l’habiter poétiquement.

ART BRUT, Répertoire Sociologique, Zofia Rydet (1911-1997) > Le but était de dépeindre de façon fidèle les gens dans leur cadre quotidien, au…

ART BRUT
Répertoire Sociologique
Zofia Rydet (1911-1997) > Le but était de dépeindre de façon fidèle les gens dans leur cadre quotidien, au milieu de l’univers qu’ils se créent, univers qui, plus qu’un simple décor de leur environnement immédiat […], dévoile également leur psyché.
The goal was to faithfully portray people in their everyday surroundings, in the midst of the universe they create for themselves, a universe that, more than just a decoration of their immediate environment […], also reveals their psyche.

Lecture, mardi 6 février, 19h30 : « LE BONHEUR », d’EMMANUEL DARLEY,, (celui qui manque), à la Cave Poésie de Toulouse, « Ombre allongée dans une…

Lecture, mardi 6 février, 19h30 : « LE BONHEUR », d’EMMANUEL DARLEY,
(celui qui manque)
à la Cave Poésie de Toulouse
« Ombre allongée dans une drôle de posture. Et puis là, plus loin, autre rocher, Personne et Rien, eux aussi allongés. Immobiles. Désormais immobiles. Parvenus là-bas mais. »
Emmanuel Darley

« Ce n’est pas le besoin qu’éprouvait Gerge Sand de s’écarter le plus possible des siens, des domestiques, du groupe, de se réfugier dans un coin…

« Ce n’est pas le besoin qu’éprouvait Gerge Sand de s’écarter le plus possible des siens, des domestiques, du groupe, de se réfugier dans un coin de l’espace qui me paraît constituer une aspiration extraordinaire, c’est le nom qu’elle donnait à ce refuge : elle l’appelait « l’absence ».
Elle ne disait pas otium, cabinet de travail, chambre à soi, solitude. Elle nommait ce « petit coin » de sa maison de Nohant : L’Absence.
Toute sa vie elle désira être absente à l’intérieur de l’Absente.

Toute sa vie on cherche le lieu d’origine, le lieu d’avant le monde c’est-à-dire le lieu où le moi peut être absent et où le corps s’oublie. »
Pascal Quignard, « Les désarçonnés » (Dernier royaume VII)

L’ombre n’est pas le fruit noir de mon coeur, si légère ma pente avec le temps qui tourne

L’ombre n’est pas le fruit noir de mon coeur, si légère ma pente avec le temps qui tourne. Le fauteuil roulant ramène les perspectives à celles d’un enfant. Les médicaments que j’avale pour continuer à souffrir sont comme les chaises longues des vieux qu’on voit en été le long des fleuves, dans les parcs, sur les esplanades : véhicules immobiles du sommeil éveillé.
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Plus ton esprit viendra dans sa clarté, ta faiblesse s’unissant à lui portera une enfance, moins la mort te sera dure ou scandaleuse. Tu pourrais la confondre avec le départ d’un oiseau entre les ronces ; est-ce là tout le mystère de ton mal ?
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La flèche du temps qu’on ne peut inverser vole ma tristesse. Je n’ai aucune curiosité pour l’arrière-pays des poètes, aucun défaut de paradis. Je restreins à l’instant mon horizon d’attente et je tire du miracle de ce qui advient une force élémentaire, où la joie, comme la lumière, va s’épanouissant. À perte de vue triomphe l’accidentel.
Philippe Rahmy

MAGNIFIQUE

MAGNIFIQUE
Louise Bourgeois (1911-2010) > 4 Citations
« Mes émotions sont mes démons »
« L’art est une garantie de santé mentale »
« L’enfer est à l’intérieur de nous »
« Je suis mon oeuvre »
« My emotions are my demons »
« Art is a guarantee of mental health »
« Hell is inside us »
« I am my work »

LYRISME URBAIN, Sabine Weiss (1924) > Lumières, gestes, regards, mouvement, silence, repos, détente, je voudrais tout incorporer dans un instant…

LYRISME URBAIN
Sabine Weiss (1924) > Lumières, gestes, regards, mouvement, silence, repos, détente, je voudrais tout incorporer dans un instant pour que s’exprime avec un minimum de moyens l’essentiel de l’homme…Mes photos expriment un certain amour que j’ai pour la vie.
Lights, gestures, looks, movement, silence, rest, relaxation, I would like to incorporate everything in a moment so that it expresses with a minimum of means the essential of the man … My photos express a certain love that I have for life.
Photography > Sabine Weiss > Paris > 1955